Problématique de l’asthme

  • Environ 235 millions de personnes en souffrent actuellement dans le monde. C’est la maladie chronique la plus courante chez l’enfant.
  • La plupart des décès liés à l’asthme surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • Les plus gros facteurs de risque pour le développement de l’asthme sont les substances et particules qui sont inhalées et peuvent provoquer des réactions allergiques ou irriter les voies respiratoires.
  • On peut le maîtriser avec des médicaments. On peut aussi en réduire la gravité en évitant ce qui le déclenche.
  • Une bonne prise en charge permet de donner au patient asthmatique une bonne qualité de vie.


La prévalence de l’asthme en Algérie oscille entre 4 et 6% pour les sujets adultes et touche entre 8 à 10% des enfants, selon, les statistiques révélées lors des différentes manifestations; ainsi il devient un problème de santé publique. Sa fréquence augmente régulièrement partout dans le monde et on considère qu’elle s’est accrue d’environ 50 % depuis 10 ans. Les raisons de cette augmentation tiennent vraisemblablement à des interactions multiples entre allergènes et polluants, domestiques (tabagisme passif) ou atmosphériques (pollution automobile particulièrement).

Selon une enquête réalisée par l’Institut national de santé publique en 2005, sur 5 781 enfants souffrant d’asthme, 176 sont décédés, alors qu’ils étaient hospitalisés pour une infection respiratoire aiguë. C’est dire qu’il reste beaucoup à faire en matière de prise en charge. C’est d’ailleurs ce qu’ont déploré les spécialistes des pathologies respiratoires, la prise en charge de l’asthme n’est pas assez efficace et ce, en raison notamment des déficiences dans le dépistage de la maladie et de la mauvaise observance du traitement, souvent établi à vie.

Concernant la prise en charge de cette pathologie, les spécialistes ont révélé que cette dernière reste insuffisante à cause de la mauvaise observance du traitement, d’ou la nécessité de l’éducation thérapeutique, que prône l’OMS et que réalise depuis 2004, l’école de l’asthme de Mostaganem. Cette école pilote est prête à partager son expérience et aider les autres Wilayates à réaliser un tel projet.

La sévérité de l’asthme s’accroît elle aussi, comme en témoignent les hospitalisations et les décès. L’asthme, responsable d’une part importante de l’absentéisme scolaire et professionnel, altère la qualité de vie des patients, quel que soit leur âge. Le coût de l’asthme enfin, élevé, est lui aussi en constante augmentation. Ces statistiques pessimistes ont entraîné la rédaction d’un Consensus International sur la prise en charge de l’asthmatique, puis d’une prise de position de l’OMS, attirant l’attention sur cette affection et proposant des mesures de prévention.

Surveillance de l’asthme

  • Pour se soigner correctement, dans l’asthme contrairement à d’autres pathologies, il faut prendre son traitement à titre préventif.
  • Le traitement de fond de la maladie asthmatique est en effet un combat incessant contre l’inflammation des bronches, responsable des symptômes de l’asthme. Avec comme arme de choix les corticoïdes pris par voie inhalée. Pourtant, ces derniers ne suffisent pas toujours à obtenir un bon contrôle de l’asthme.
  • En dépit d’un traitement bien suivi, des patients se plaignent de symptômes résiduels et d’une qualité de vie altérée, signes d’un contrôle insuffisant de l’inflammation bronchique.
  • Prendre régulièrement son traitement contre l’asthme, c’est évidemment fondamental pour empêcher la survenue des crises.
  • Nous avons trop tendance à nous soigner quand le symptôme se présente, mais dans l’asthme, cela fonctionne totalement différemment. Il faut anticiper, prendre le traitement avant la crise pour ne pas subir les manifestations de la maladie. Souvent, on n’a pas le réflexe de se soigner comme ça, surtout au début parce que l’asthme est une maladie chronique qui s’étend dans le temps.
  • Comme toute maladie chronique, l’asthme doit en quelque sorte s’apprivoiser, d’où l’intérêt des associations de patients, de l’école de l’asthme, de l’accompagnement global du malade.
  • Vous pouvez vous adresser à l’Association des Asthmatiques par son numéro : 045210428 et par internet sur le site : www.aawm-dz.org
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A propos Dr. Benkhedach

Docteur en médecine, fondateur de l'éducation thérapeutique en Algérie, initiateur d'une école d'asthmatique à Mostaganem. Fondateur et président de la Fédération algérienne des Associations d’Asthmatiques et d’insuffisants respiratoires. Auteur du livre "Education thérapeutique du patient – Eduquer pour mieux soigner"

Une réflexion au sujet de « Problématique de l’asthme »

  1. Bonjour, c’est trés intéressant ce que vous je viens de lire, par ailleurs je travaille sur la caféine, suite à une synthèse bibliographique , cette substance a des effets bénéfiques sue l’apnée et certains troubles respiratoires chez le nouveau-né et surtout prématuré. concernant l’asthme, il y’a des études comme:
    L’effet bénéfique du café sur l’asthme est connu depuis plus de cent ans et il est utilisé dans le traitement de cette affection en Écosse depuis au moins 1859.
    Cette propriété a été confirmée par des études récentes. Ainsi une étude italienne menée par portant sur 72 284 sujets a montré que l’incidence de l’asthme baissait de 28% chez les personnes qui consommaient trois tasses de café par jour ou plus. Des résultats similaires ont été obtenus dans la deuxième National Health and Nutrition Examination Survey où, dans un groupe de 20 322 Américains, l’incidence de l’asthme était inférieure de 29% et celle du sifflement respiratoire de 13% chez les buveurs réguliers de café par rapport aux non buveurs de café (Schwartz J. and Weiss S., 1992).
    Docteur, que pensez-vous ? Au plaisir de vous lire.Cordialement.

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