L’asthme

Qu’est-ce que l’asthme ?



L’asthme est une maladie des bronches qui, lors de crises, entraîne des difficultés à inspirer et surtout à expirer l’air des poumons. Les crises peuvent être déclenchées par différents facteurs comme un effort, l’humidité, la poussière, la fumée de cigarette, les pollens, etc. Aujourd’hui, un asthmatique peut vivre normalement à condition d’être bien traité et bien informé. Cette information passe par une bonne compréhension de la maladie.

L’asthme n’est pas contagieux. On peut devenir asthmatique à tout âge.

L’air inspiré parvient aux alvéoles pulmonaires et apporte au sang l’oxygène qui nous est vital. Chez une personne en bonne santé, l’inspiration et l’expiration ne demandent aucun effort particulier. Pour l’asthmatique en crise, ces mouvements sont extrêmement difficiles. La gêne s’accompagne généralement d’un sifflement lors de l’expiration, qui atteste du rétrécissement des bronches. L’air est alors emprisonné dans la poitrine. Le thorax est bloqué, une toux irritante cherche à rejeter les mucosités qui s’accumulent dans les bronches, et un profond sentiment d’anxiété et d’oppression s’empare du malade.

Les différentes formes d’asthme

Si de nombreux asthmatiques n’ont qu’une crise par mois, d’autres sont gênés en permanence. Certaines crises se manifestent par un essoufflement, d’autres par une toux. Elles peuvent être déclenchées par l’effort, par l’aspirine ou des allergènes… Autant dire qu’il y a autant de formes d’asthme qu’il y a de malades.

Dans sa forme la plus typique, l’asthme se manifeste par des crises très caractéristiques : une nuit vous êtes réveillé par un essoufflement, qui vous oblige à vous asseoir. Vous avez des sifflements dans la poitrine et votre expiration est lente et difficile. La crise cède après quelques minutes ou quelques heures, spontanément ou avec des médicaments. Un accès de toux Des symptômes variables…

Mais en réalité, cette présentation est loin d’être constante. En effet, l’asthme peut revêtir des formes très diverses, au point qu’il serait plus justifié de parler des asthmes plutôt que de l’asthme.

Les symptômes d’abord sont parfois différents. L’essoufflement peut être remplacé par une impression d’oppression thoracique ou une gêne respiratoire. Chez l’enfant, notamment, il est fréquent que l’asthme soit révélé par une toux chronique sèche, souvent nocturne. Lorsqu’il est présent, l’essoufflement peut être modéré et certaines crises peuvent même ne pas être perçues par l’asthmatique. C’est la mesure du souffle par le débitmètre de pointe, qui montrera la présence d’une obstruction bronchique, caractéristique de la maladie. Au cours de l’évolution, certains asthmatiques finissent par ne plus ressentir leurs symptômes respiratoires et risquent d’avoir des crises graves. Là encore, c’est la mesure régulière du souffle qui peut permettre de déceler une aggravation.

La classification de l’asthme

Selon, le consensus international, on distingue plusieurs cas :

  • Un asthme intermittent si les symptômes reviennent moins d’une fois par semaine, avec des crises nocturnes moins de deux fois par mois et un état respiratoire normal entre les exacerbations. La moitié des patients entre dans cette catégorie.
  • Un asthme persistant léger si les symptômes reviennent plus d’une fois par semaine ou les crises nocturnes plus de deux fois par mois ;
  • Un asthme modéré si les symptômes sont quotidiens ou si les crises nocturnes se produisent plus de deux fois par semaine ;
  • Un asthme sévère si les symptômes sont permanents ou les crises fréquentes.

Quelle est la cause de l’asthme ?

L’asthme n’a pas une origine unique :

  • Une composante génétique a été mise en lumière en étudiant des familles comptant plusieurs asthmatiques. Attention, la transmission de la maladie (ou même de sa gravité) n’est pas la règle et l’on parle plus volontiers de prédisposition familiale et génétique. Un certain nombre d’anomalies génétiques sont susceptible d’augmenter le risque d’asthme mais pas de le provoquer à coup sûr. Ainsi la mise au point d’un test de dépistage génétique n’apparaît pas aujourd’hui possible ;
  • Une composante allergique peut être plus fréquemment retrouvée chez les asthmatiques. Soit les patients ont eux-mêmes été victimes d’allergie (rhinite allergique, eczéma, conjonctivites allergiques.) soit les membres de leurs familles l’ont été. Très souvent, l’asthme s’accompagne de symptômes de rhinite mais certaines formes non allergiques qui surviennent plus généralement à l’âge adulte.

Quels sont les facteurs capables de déclencher une crise ?

Les éléments capables de déclencher une crise d’asthme sont très nombreux et peuvent varier d’une personne à l’autre mais également pour une même personne au cours du temps.

Parmi les principaux facteurs déclenchant, on trouve :

  • Les allergènes : moisissures, acariens, pollens, poils d’animaux voire allergènes alimentaires ;
  • Les polluants : produits de combustion (pollution automobile), polluants domestiques (solvant, peinture, etc.) ou industriels (fumée de cheminée.) ;
  • La fumée de cigarette : chez le jeune enfant, le tabagisme passif occasionné par des parents fumeurs augmente le risque de développer un asthme;
  • Le reflux gastro-œsophagien : le reflux acide anormal de l’estomac vers l’œsophage peut augmenter les risques d’hyperactivité bronchique à l’origine de toux ou de crises d’asthme;
  • Les facteurs hormonaux : à l’approche des règles, certaines femmes présentent plus de crises d’asthme. L’asthme prémenstruel se traduit par une augmentation de la sévérité des symptômes;
  • L’exercice physique peut survenir après ou pendant l’effort. Dans ce dernier cas, il est difficile de le distinguer de l’essoufflement « normal »;
  • Les stress ou des émotions fortes peuvent déclencher des crises. Le rythme de la respiration peut augmenter, provoquant la contraction des bronches. Le stress agirait également sur le contrôle nerveux du calibre des bronches ou la fonction immunitaire vis-à-vis des infections.
  • Des changements de conditions météorologiques, l’air froid ou le brouillard;
  • Des infections respiratoires : l’enfant asthmatique est sensible aux infections des voies respiratoires. L’asthme débutant se traduit d’ailleurs le plus souvent par des bronchites à répétition ;
  • Des poussées de rhinite allergique : le rhume des foins peut favoriser la crise.

Quels sont les traitements de l’asthme ?

On distingue deux types de traitements :

  • Traitement de l'asthmeLe traitement de la crise apporte un soulagement immédiat. Il s’agit des bronchodilatateurs de courte durée d’action le plus souvent délivrés par voie inhalée (ou voie injectable dans de plus rares cas)
  • Le traitement de fond permet de diminuer ou d’éviter les symptômes et d’empêcher la dégradation de la fonction respiratoire au cours du temps. On trouve parmi ces traitements des cromones inhalées, des corticoïdes par voie inhalée, des bronchodilatateurs à longue durée d’action (ces deux derniers composés pouvant être associés dans certains médicaments inhalés) ou des antileucotriènes.

La désensibilisation ne peut s’adresser qu’à certains asthmatiques.

Est-ce que le sport peut être pratiqué?

La pratique d’une activité physique est bonne pour la santé. y compris pour un patient asthmatique.

De nombreux athlètes sont asthmatiques. Ils sont la parfaite illustration qu’il est possible, lorsque l’asthme est correctement pris en charge, de faire de l’exercice et de pratiquer un sport.

Certains exercices ou sports comportent plus ou moins de risques de déclencher des symptômes respiratoires. Si vous envisagez de pratiquer une nouvelle activité, parlez-en avec votre médecin. Seule la pratique de la plongée sous-marine reste le plus souvent contre-indiquée pour les asthmatiques.

Le bon suivi du traitement et la pratique d’exercices d’échauffement réalisés avant le début de l’activité contribueront à diminuer le risque de survenue des symptômes et des crises d’asthme.

Signes précurseurs de la crise asthmatique

Si vous vous sentez moins bien que d’habitude, n’attendez pas que la crise s’installe et s’aggrave.
Si vous avez à disposition un débitmètre de pointe, c’est l’occasion de faire le point sur votre souffle. Si votre médecin vous a rédigé un plan d’action vous devez vous y référer. Si ce n’est pas le cas, voici quelques exemples de signes annonciateurs :

  • Un besoin plus important que d’habitude de bronchodilatateurs d’action rapide, telle qu’une prise plusieurs fois par jour sans amélioration de votre état.
  • Une augmentation de la fréquence des gênes respiratoires.
  • L’apparition de réveils nocturnes ou le fait de passer une mauvaise nuit à cause de votre asthme.
  • L’apparition d’une gêne respiratoire lors de vos activités quotidiennes habituelles.
  • L’apparition d’une sensation d’oppression dans la poitrine, qui peut s’accompagner de sifflements.
  • L’apparition de symptômes comme la toux, l’essoufflement, les sifflements.
  • Signes annonciateurs : apparition d’une sensation d’oppression accompagnée de sifflements…
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A propos Dr. Benkhedach

Docteur en médecine, fondateur de l'éducation thérapeutique en Algérie, initiateur d'une école d'asthmatique à Mostaganem. Fondateur et président de la Fédération algérienne des Associations d’Asthmatiques et d’insuffisants respiratoires. Auteur du livre "Education thérapeutique du patient – Eduquer pour mieux soigner"

Une réflexion au sujet de « L’asthme »

  1. J’aimerais tout d’abord vous exprimer mes plus sincères remerciements a l’association des asthmatique de la wilaya de Mostaganem pour leur présence a cet événement ou vous avez donné un nouveau sourire a ces enfants malade Cette rencontre a été des plus enrichissante et elle a suscité un très grand intérêt à notre action
    J’aimerais vous réitérer que je suis disponible très rapidement et que ma motivation et mon désir de réussir sont des atouts certains pour combler ces événement .

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